Oblates de Saint-François de Sales - Soyhières

Sœur Thérèse-Marguerite Notter

Une prière qui traverse les océans

À l’âge de 18 ans, j’ai ressenti de plus en plus le désir d’avoir la vocation religieuse, de pouvoir rejoindre une communauté dont j’admirais profondément le témoignage de vie spirituelle, de charité mutuelle et d’engagement apostolique. Mais je me sentais totalement indigne de penser que Dieu m’appelait, moi aussi, à cette vie de consacrée. Un certain jour, lors de la messe quotidienne, j’ai compris soudain que ce désir, né dans mon cœur comme une semence déposée par Jésus, est précisément ce qu’on appelle «la vocation»… Tout devint clair.

Quelque temps plus tard, j’ai eu le bonheur d’être reçue dans notre Congrégation, d’en recevoir l’habit et un nouveau nom. Le nom, c’est tout un programme, un cadeau de Dieu! Mon nom avait déjà été porté par une autre religieuse, me dit-on, décédée en Amérique du Sud. Cela ne m’émut guère, je ne la connaissais pas, elle n’était plus… Mais voilà qu’un jour, j’apprends la date du décès de cette sœur inconnue. Quelle ne fut pas ma stupeur! C’était exactement le jour où le Seigneur m’a fait comprendre que mon «désir» était le signe de «la» vocation. Un hasard? NON, bien plus: un signe de l’Amour de Dieu, un signe de la prière qui traverse les océans. J’ai appris encore que cette sœur qui m’a laissé son nom, est morte, ce jour-là, dans de vives souffrances, après une maladie qui l’a clouée au lit pendant des années, en disant qu’elle offrait sa vie pour qu’une jeune puisse reconnaître les signes de sa vocation… Je lui en suis infiniment reconnaissante!

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